L’examen du permis de conduire,gratuit pour le candidat, représente un coût exorbitant aux citoyens contribuables...
Quand le déficit social se creuse au fil des mois,une société endettée virtuellement en faillite,et dite moderne, ne devrait-elle pas privatiser les examens du permis de conduire et permettrait ainsi de sérieuses économies pour les contribuables,d’une part , et , qui pourrait sous contrôle de l’État, présenter toutes les garanties d’égalité d’un examen utile et juste.
Est-il normal qu’en 2010 que des fonctionnaires d’État, pour assurer leur sécurité,annoncent résultats de cet examen par voie postale...les futurs conducteurs ne méritent-t-ils pas d’autres égards ? À moins que l’État veuille entretenir ce climat pour ressortir à chaque élection un thème de campagne qui fait ses preuves : l’insécurité.
Les quelques actes de violences qui ont suscités ces mesures n’ont-ils- pas pour origine un manque de dialogue et d’échanges entre les citoyens et l’ État ? Dans l’inconscient collectif, l’examen du permis est associé à l’image d’une personne qui a tous pouvoirs sur l’accès à la conduite des candidats au précieux sésame .
Souvent vécu comme un rite initiatique, pour avoir le droit de conduire officiellement, le candidat devra sortir vainqueur, face à lui-même, d’un ‘huis-clos diabolique à trois’ dans un mètre cube cinquante :le futur conducteur, l’inspecteur des permis de conduire, le moniteur d’auto école,lui, condamné au silence et impuissant.
Ne pourrait-on pas sortir de ce carcan, en prônant un examen du permis qui rime avec dialogue, et sérénité. En fin d’examen pratique, un bilan basé sur un échange constructif et consenti ne mettrait-il pas un peu de rose dans la grisaille de l’image de cet examen que beaucoup d’entre nous portent en eux...
Enfin, quand le candidat montera dans la voiture pour le grand jour,il n’aura plus à attendre le précieux sésame d’un représentant de l’État associé à une image collective relevant parfois du sketch de Jean Yanne dans les années 70...mais d’un examinateur ouvert sur le dialogue en délivrant (ou pas) le droit de conduire associé au devoir de respect de la vie de l’Autre pour une longue vie paisible d’automobiliste responsable...
Vivre avec les outils de son temps est un facteur d’évolution et de survie pour l’existence de l’homme.
À l’heure du tout numérique, ne pourrait-on pas filmer les examens du permis de conduire, pour réconcilier le ‘candidat recalé’ avec lui-même: en lui montrant en images, les instants où le furtif côtoyant le volatil et parfois le subtil ont échappés à la présence d’esprit de l’impétrant...qui ne demande qu’à comprendre à condition de le voir avec ses yeux.
Rater le permis n’est rien en regard de la frustration qui peut naître d’une soi-disant injustice...les professionnels de la conduite le savent bien...
Si l’ État le veut, il peut mettre fin à cet « obscurantisme » entretenu par les uns et les autres. C’est une question de volonté politique.
Filmer les examens du permis de conduire pratique, ne contribuerait-il pas à terme, à désamorcer « l’esprit de victimite » et d’induire au fond de chacun une image plus positive de ce passage à l’état de conducteur...
A l’heure d’aujourd’hui le choix de nos gouvernants par peur des revendications de la fonction publique , reste bien silencieux devant des choix de bons sens qui ne pourraient que servir le simple citoyen dans l’accès au droit de conduire....
Gouverner, c’est comme conduire une automobile: prévoir à temps pour agir au bon moment. Le manque prévoyance pour le candidat à la conduite ou à la fonction politique, a les mêmes effets: « recalé ! ». C’est une loi difficilement contournable !
Le politique,quand il est en poste , à tendance à user et abuser « du gouvernail de la démagogie » en guise de volant .
Pas étonnant que les accidents soient nombreux.
Lorsque le « citoyen -contribuable-électeur » se rebiffe dans le secret de l’isoloir,voilà que d’autres prétendants politiques avides de pouvoir offrent à qui veut l’entendre ,des promesses qui n’engageront que ceux qui les écoutent...et paieront plus tard. Ainsi, la roue tourne....et le permis n’est pas prêt de changer....
Dans la langue Énarque le mot « recalé » n’existe pas: tout candidat maladroit et malchanceux est en « situation de réussite différée »... Donc, jamais de problèmes.Tout est question de langage...
Point de vue sur un objectif .... Qui ne fera certainement pas l’unanimité du corps des inspecteurs des permis de conduire, qui verront la chose d’un mauvais œil...La vidéo au permis ce n’est pas pour demain ...
Patrick Marin